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Français
Graphie classique
Graphie mistralienne

 

Toponymie

 

D’après « Manuel d’apprentissage du provençal contemporain », A. Barthélemy-Vigouroux, G. Martin, Edisud.

Les noms de lieux évoquent le plus souvent une particularité du paysage, une activité humaine, un nom de personne. En Provence, ils peuvent avoir pour origine une des langues qui s’y sont imposées au cours de l’histoire : la langue la plus anciennement signalée, qu’on appelle quelquefois ligure ; le grec ; le celte ; puis le latin, qui a incorporé ensuite en les latinisant, les noms issus des invasions germaniques. L’évolution du latin a produit la langue d’oc, à qui on doit la grande majorité des noms de lieux de la région. Enfin, les pouvoirs publics ont francisé les noms occitans de façon plus ou moins complète et exacte.

Une série de noms proviennent des noms de familles propriétaires des lieux : le château Pastré, les Caillols, les Fabres, les Mourgues, les Bessons, les Boyers… Ces noms sont le plus souvent d’origine provençale, et on peut fréquemment y retrouver une étymologie occitane : Pastre, berger ; Caiòu/Calhòu, qui a les yeux vairons ; Fabre, forgeron ; Mourgue/Morgue, moine ; Bessoun/Besson, jumeau ; Bouié/Boier, bouvier. On joindra à cette liste des noms comme Enco de Botte (enco de Boto/en cò de Bòta), chez Botte ; ou Cadolive : a ca (casa) d’Oliva/Óulivo, chez Olive.

Restent des noms d’origine occitane évoquant des éléments du paysage ou de la vie humaine, qui coexistent à divers degrés de francisation. S’il est possible que certains d’entre eux recouvrent des mots de la langue originelle dont le sens s’est perdu, et qu’on a reinterprétés en occitan, nous ne considérons ici que cette réinterprétation. La signification de beaucoup de ces noms est évidente ; pour d’autres on ne peut que constater le rapport probable avec un mot provençal, sans pouvoir expliquer comment il devient un nom de lieu.

  • Paysages
  • Végétation
  • Constructions - Objets - Activités
  • Marseille
Les erreurs des cartographes sont fréquentes, parce que leurs connaissances en occitan sont souvent très faibles…
On relève ici Les Trois Lucs, lei tres lus/lei tres lutz (les Trois Lumières), et peut-être Logis Neuf qui aurait pour origine lo Gip Nòu, la nouvelle carrière de gypse. On trouvera bien d’autres erreurs sur les cartes : on connaît le Pas des Lanciers (Lou Pas de l’Ancié/lo Pas de l’Anciá, le passage du défilé), le Baou de Quatre Heures et les Col des Mylords (Baus dei Quatre Auro/Bauç dei Quatre Auras, Pas dei Milo Auro/Pas dei Mila Auras) : des quatre vents, des mille vents), etc.
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